Ses origines

"Martinésisme"... Les origines du Martinisme

La première source historiquement connue de ce que l'on peut appeler "le Martinisme" se trouve dans l'ouvrage de Martines de Pasqually qui contient sa théorie de "la chute et de la possible rédemption de l'Homme", ainsi que dans la pratique de rituels qu'il mit au point progressivement,mais qui ne furent jamais terminés. Il s'agit du « Traité de la Réintégration des êtres créés dans leurs primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines », écrit à Bordeaux aux alentours de 1770.

Jacques Bergier écrivait « il y a des hommes qui font en sorte que durant toute leur vie, l’on ne parle pas d’eux »

C’était probablement le cas de ce mystérieux personnage plus facilement abordable par l’historiosophie que par l’histoire,  celle qui relate les crimes et où le mal domine.

Les origines de Martines sont encore fort méconnues, jusqu'à  même sa date de naissance, que l'on situe habituellement en 1723. Il serait né à Grenoble Isère et se faisait appeler Jacques ou Joachim de Livron de la Tour de Lacaze, ou Martines de Pasqually.

Des recherches récentes donnent à penser qu'il serait plutôt né vers 1710, de père espagnol

(il serait né à Alicante en 1671) et de mère française, ce mystérieux personnage, dans la lignée des grandes figures de l'histoire de l'ésotérisme, était un grand voyageur et un ardent propagateur d'une praxis à but spirituel. Dans un siècle voué de façon croissante aux "lumières" de la raison ; il sut imposer une vision profonde et exigeante de ce qu'il considérait, lui, comme la plus grande Lumière : celle qui permet aux hommes de se réconcilier avec leur dimension divine. Il appellera cette voie particulière la Réconciliation (individuelle), qui doit précéder la Réintégration (collective).

Il n'existe aucun portrait d'époque de Martines. Celui qui  est souvent reproduit a été publié par Arthur E. Waite dans The Secret Tradition in Free-Masonry, New York, Ed. Rebman.

Son authenticité ne peut être garantie et nous permet pas d’imaginer quel personnage il fut. Il se définissait lui-même comme catholique romain bien que l'on puisse s'interroger sur les origines de ses doctrines. On peut cependant affirmer qu'il possédait, outre le "Catéchisme" chrétien traditionnel, de profondes connaissances en kabbale et en Théurgie.

Son entrée sur la scène publique a lieu en 1754, notamment dans les milieux maçonniques, à Toulouse  puis à Bordeaux.

En développant une doctrine complexe sur la Création et la mission attribuée aux hommes, il s'impose rapidement comme un théosophe de premier plan.

Antoine Faivre, dans L'Esotérisme au XVIIIe siècle (Editions Séghers, Paris, 1973), résume comme suit la doctrine de Martines au sujet de la chute, thème commun à la plupart des grandes mythologies :

" Dieu, l'Unité primordiale, a doté d'une volonté propre les êtres qu'il a "émanés", liberté qui eut pour conséquence la chute de certains esprits, Lucifer voulant exercer lui-même la puissance créatrice. Celui-ci, ainsi que les esprits qui l'avaient suivi, furent alors enfermés dans la matière, créée à cet effet, puis Dieu envoya l'Homme, androgyne au corps glorieux, doué de pouvoirs extraordinaires dès son émanation, garder les anges rebelles, travailler à leur résipiscence. Mais Adam se laissa séduire par les anges prévaricateurs ; il les imita ; pour punition il fut précipité dans l'état où il se trouve actuellement et entraîna la nature dans sa chute. Un tel scénario mythique nous suggère en quoi consiste la quête des hommes de désir. " (La réintégration de l'Homme dans son état primitif).

Langue

Où nous trouver

Qui est en Ligne

Nous avons 61 invités et aucun membre en ligne